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Ambassade du Vietnam en France

Riz : nécessité de construire des marques nationales

Le delta du Mékong produit annuellement 51% du riz de tout le pays et 80-90% des exportations nationales. Pourtant, selon les experts, la compétitivité du riz vietnamien laisse encore à désirer à cause du manque de plan de développement de marques nationales.   Manque de coopération entre les agriculteurs, les transformateurs, les distributeurs et les propagandistes pour créer un produit prestigieux sur le marché. C'est le plus grand défi du secteur de la production de riz du pays dans l'œuvre de l'intégration nationale. Le riz national doit faire face à la concurrence non seulement sur le marché international mais aussi domestique, surtout dans les grandes villes où se vend le riz thaïlandais. L'intérêt du faible coût de la main-d'œuvre disparaît de plus en plus avec le développement économique et l'intégration mondiale. C'est pourquoi, au côté de tâches comme assurer la qualité et le prix, développer les chaînes de distribution, etc., il faut aussi construire une marque nationale de riz, selon les experts.

Actuellement, le taux de brisures dans le riz du delta du Mékong reste encore élevé, de 15-25%, et celui des grains intacts après la décortication atteint seulement 30-40% contre 50% dans les pays avancés. Les raisons, outre le sous développement du système de culture, le choix, le stockage et la conservation des variétés ne sont pas bien faits. La construction d'une marque nationale est donc difficile et la compétitivité des produits est faible, surtout face à ceux de la Thaïlande. Selon des enquêtes auprès des consommateurs, 89% d'entre eux déclarent que la marque est l'élément décisif pour l'achat du produit car cette dernière leur fournira des informations sur le produit, comme le pays producteur, ce qui leur donnera confiance.

Depuis mars dernier, des exportateurs de riz ont subi des pertes. C'est parce qu'ils ont signé des contrats avec leurs partenaires dès le début de l'année, tandis que le prix du riz sur le marché national ne cesse d'augmenter. D'après les experts, une des raisons est due au sous-développement du système d'entrepôts.

La collecte du riz qui porte sur la quantité sans distinguer les variétés est aussi une raison. Le Dr. Lê Van Banh, directeur de l'Institut de riz du delta du Mékong reconnaît : "Le pays ne peut pas toujours construire sa marque de riz sur le marché international. Bien que son produit soit présent dans de nombreux pays, il porte souvent la marque d'autres pays". 

Dans l'œuvre de l'intégration, la marque est un "capital" invisible important, une "arme" concurrentielle au côté d'autres éléments comme la qualité, le prix, l'emballage et la distribution. "Si nous négligeons la construction de la marque, nous avons délaissé un atout dans une économie intégrée", fait remarquer Vu Kim Hanh, chef du club des entreprises de haute qualité.

Cependant, le Dr. Vo Tong Xuân, ancien recteur de l'Université d'An Giang, estime que si le riz vietnamien n'a toujours pas sa propre marque, c'est parce que sa qualité ne répond pas toujours aux normes. Les exportateurs achètent du riz de différents commerçants tandis que ces derniers l'achètent aussi de différents agriculteurs. C'est pourquoi la qualité du riz n'est pas la même et ce produit agricole national doit porter le nom d'un autre pays sur le marché mondial.

Actuellement, la production de riz dans le delta du Mékong est de petite envergure. Les entreprises signent des contrats de fourniture avec les agriculteurs mais il y a des cas où ces derniers violent le contrat pour vendre du riz à d'autres commerçants.

Alors, selon le Dr. Vo Tong Xuân, pour construire une marque nationale de riz, il faut résoudre 3 problèmes. Primo, les exportateurs n'ont pas encore le droit de décider de leur marché d'exportation. Secundo, il n'y a toujours pas de grandes zones de production. Tertio, la qualité de riz est inégale. D'après lui, ces problèmes peuvent être résolus en réglant le premier car, une fois que l'entreprise a le droit de décider son marché d'exportation, elle cherchera des zones de production convenables et investira dans l'achat d'équipements synchrones pour la production.

D'après lui, pour augmenter la consommation du riz de façon durable, "nous avons besoin de bons commerçants en produits agricoles qui peuvent chercher des marchés et réorganiser des zones de production". Alors, l'État devrait promulguer des politiques pour encourager la coopération entre agriculteurs pour qu'ils utilisent une bonne variété, appliquent les nouvelles technologies, limitent l'utilisation des insecticides, etc. La fondation des coopératives représentant les agriculteurs devrait être facilitée.

Le Dr. Lê Van Banh propose qu'il faille réorganiser la production en utilisant une seule variété dans unguoi dep di vene grande superficie de champ, afin de faciliter l'ensemencement, la maîtrise des maladies et la motorisation. Sans oublier des politiques d'assister les agriculteurs et entreprises dans la production."Tout cela aidera à construire une marque nationale de riz", souligne-t-il.


Selon AVI- 31/05/2009


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Mis à jour ( Lundi, 15 Juin 2009 20:00 )  

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